Une charte de bientraitance pour mieux protéger les personnes vulnérables
À partir de septembre prochain, le diocèse de Laval met en place une charte de bientraitance destinée à mieux encadrer l’accompagnement des mineurs. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale impulsée par la Conférence des évêques de France (CEF) et a pour but de renforcer la protection des plus fragiles au sein de l’Église.
Jeudi 15 mai et samedi 17 mai derniers, Lise-Marie Chauvin a réuni les acteurs de l’animation auprès des mineurs et personnes majeures vulnérables pour les former à la charte de bientraitance.
Une charte adaptée aux réalités du diocèse
Interviewée à ce sujet, Lise-Marie Chauvin, responsable de la Pastorale des Jeunes, explique que cette charte s’inspire d’un modèle national proposé par la Conférence des Évêques de France, mais a été adaptée aux spécificités locales :
« Il y avait des recommandations nationales, mais chaque diocèse est encouragé à produire sa propre charte en fonction de ses activités. »
Encadrer les bonnes volontés
La charte vise aussi à clarifier les responsabilités dans un contexte où la réglementation tient une place de plus en plus grande :
« Il y a eu beaucoup de bienveillance dans l’accueil de ceux qui voulaient aider. Mais dans les séjours cultuels, il y a des règles d’encadrement spécifiques d’où la nécessité de mieux cadrer les choses. »
La charte rappelle les règles déjà en vigueur, mais les formalise par écrit pour en faire un document de référence. Lise-Marie insiste :
« Il ne s’agit pas de tout réinventer, mais de poser noir sur blanc des pratiques déjà en place, pour protéger tout le monde. »
Une signature obligatoire et un suivi renforcé
À partir de septembre, toute personne intervenant auprès de jeunes devra :
- Lire et signer la charte
- Fournir un extrait de casier judiciaire n°3 (déjà exigé pour les séjours, mais bientôt aussi pour les activités régulières comme la catéchèse ou les aumôneries)
En cas de manquement, les responsables d’activités seront les premiers interlocuteurs. Si nécessaire, une cellule bientraitance prendra le relais, composée de Lise-Marie Chauvin, Agnès Trannoy, Odile Renier et Marie-Hélène Fêvre.
Vigilance et gradualité
Les sanctions seront graduées selon la gravité du manquement :
« On ne réagit pas de la même manière en fonction de la gravité des faits. Dans tous les cas, le but est de réagir avec discernement. »
Un engagement soutenu par l’évêque
Le travail autour de cette charte a connu des interruptions dues à des changements d’équipe, mais a repris sous l’impulsion du nouvel évêque de Laval, Mgr Dupont.
« Monseigneur a même écrit un mot d’introduction dans les premières pages de la charte. »
Pour qui, concrètement ?
La charte s’adresse principalement :
- Aux aumôneries, groupes de catéchèse, et événements ponctuels du diocèse (Lourdes, école de prière, pèlerinages VTT…)
- Aux bénévoles ponctuels ou parents accompagnateurs
- Les mouvements scouts ou associatifs ont déjà leurs propres chartes, mais seront invités à prendre connaissance de celle du diocèse.
Une culture de la protection partagée
Cette charte veut sécuriser les jeunes et les accompagnateurs, encourager une présence ajustée, et rappeler que prendre soin des autres commence aussi par des règles claires :
« Même pour moi, relire les règles avant un départ, ça m’aide à ne rien oublier. Ce sont des petits rappels qui font une vraie différence sur le terrain. »
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