Tous comblés par le 45e pèlerinage des familles vers Pontmain
Le 45e pèlerinage à pied des familles vers Pontmain laissera, une fois encore, de précieux souvenirs aux quelque 80 adultes et nombreux enfants venus de toute la Mayenne — et même d’au-delà.
Partis vendredi matin de Saint-Fraimbault-de-Prières, les pèlerins ont rejoint Pontmain samedi en fin d’après-midi, après deux jours de marche, de prière et de vie fraternelle.
L’émotion était palpable à l’approche du village marial. Depuis les collines environnantes, la vue des flèches de la basilique a suscité un silence admiratif et de nombreux sourires. Pour beaucoup, cette arrivée restera l’un des grands moments du pèlerinage.
Une découverte pour plusieurs familles
Parmi les participants, plusieurs découvraient Pontmain pour la première fois.
« C’est pour Carlo Acutis et pour Notre-Dame de Pontmain que nous sommes là pour la première fois », confie une maman venue de Ménil avec ses deux enfants.
Un autre pèlerin, originaire de Courbeveille, s’étonne lui-même : « Nous sommes Mayennais et nous ne connaissions pas Pontmain… c’est incroyable, non ? »
Pour un nouveau Lavallois, le pèlerinage est aussi l’occasion d’une expérience spirituelle et fraternelle : « J’aime écouter les enseignements des frères de la Cotellerie, prier en chemin, chanter tous ensemble et découvrir les églises des villages traversés. »
« Malgré tout », une grande joie
Le pèlerinage a aussi son lot d’inconforts, accueillis avec humour et simplicité.
« Nos enfants voulaient camper… ils ont eu froid ! », raconte en riant un père de famille, heureux malgré tout.
Et c’est précisément ce « malgré tout » qui marque les mémoires : le manque de sommeil, le froid, les nuits sous tente ou dans une salle de sport, les repas pris dans les gamelles en aluminium, les courbatures, les ampoules ou encore le vent qui rougit les visages.
Malgré cela — ou peut-être grâce à cela — tous repartent profondément heureux.
Car le pèlerinage est aussi un déplacement intérieur. Deux jours pour quitter un peu son confort, ralentir, marcher ensemble, prier, chanter et se laisser rejoindre.
Deux jours pour se ressourcer et revenir comblés.
Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine.
Propos recueillis par Mme Véronique Faguer.