Souvenons-nous des martyrs mayennais

Commémoration de la Béatification de Jacques Ledoyen et ses Compagnons martyrs. 

 

En cette période sombre de la Terreur en 1793-1794, les régions de l’Ouest de la France étaient le théâtre d’une féroce répression. Les paysans et tisserands, défendant leur foi, se soulevèrent armés. En Anjou, des milliers de vies furent sacrifiées, et plus de 200 prêtres et religieuses périrent pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Parmi eux, Jacques Ledoyen, vicaire à Contigné, et ses compagnons, dont quatre courageuses femmes de la Mayenne.

 

Le « Champ des Martyrs »

Le 1er février 1794, le destin tragique de ces martyrs fut scellé dans un champ près d’Angers, baptisé rapidement le « Champ des Martyrs ». Ces hommes et femmes, refusant de renoncer à leur foi, furent fusillés pour rester fidèles à Jésus Christ et à l’Église catholique.

Lors de la béatification le 19 février 1984, le Pape Jean-Paul II souligna la véritable victoire de ces martyrs : 

 

« Nous sommes les grands vainqueurs grâce à Celui qui nous a aimés » (Rm 8, 37).

De très nombreux martyrs, au diocèse d’Angers, au temps de la Révolution fran-çaise, ont accepté la mort parce qu’ils voulaient, selon le mot de Guillaume Repin «conserver leur foi et leur religion », fermement attachés à l’Église catholique et romaine ; prêtres, ils refusaient de prêter un serment jugé schismatique, ils ne voulaient pas abandonner leur charge pastorale ; laïcs, ils restaient fidèles à ces prêtres, à la messe célébrée par eux, aux signes de leur culte pour Marie et les saints.

Sans doute, dans un contexte de grandes tensions idéologiques, politiques et militaires, on a pu faire peser sur eux des soupçons d’infidélité à la patrie; on les a, dans les « attendus » des sentences, accusés de compromission avec les « forces anti-révolutionnaires »; il en est d’ailleurs ainsi dans presque toutes les persécutions, d’hier et d’aujourd’hui. Mais pour les hommes et pour les femmes dont les noms ont été retenus – parmi beaucoup d’autres sans doute également méritants – ce qu’ils ont réellement vécu, ce qu’ils ont répondu aux interrogations des tribunaux, ne laisse aucun doute sur leur détermination à rester fidèles – au péril de leur vie – à ce que leur foi exigeait, ni sur le motif profond de leur condamnation, la haine de cette foi que leurs juges méprisaient comme « dévotion insoutenable » et « fanatisme ». Nous demeurons en admiration devant les réponses décisives, calmes, brèves, franches, humbles qui n’ont rien de provocateur, mais qui sont nettes et fermes sur l’essentiel : la fidélité à l’Église. Ainsi parlent les prêtres guillotinés comme leur vénérable doyen Guillaume Repin, les religieuses qui refusent même de laisser croire qu’elles ont prêté serment, les quatre hommes laïcs : il suffit de citer le témoignage de l’un d’eux (Antoine Fournier) : «Vous souffrirez donc la mort pour la défense de cette religion ? – Oui ». Ainsi parlent ces quatre-vingts femmes, qu’on ne peut accuser de rébellion armée ! Certaines avaient déjà exprimé auparavant le désir de mourir pour le nom de Jésus plutôt que de renoncer à la religion (Renée Feillatreau).

Véritables chrétiens, ils témoignent aussi par leur refus de haïr leurs bourreaux, par leur pardon, leur désir de paix pour tous :

«Je n’ai prié le Bon Dieu que pour la paix et l’union de tout le monde » (Marie Cassin). Enfin, leurs derniers moments manifestent la profondeur de leur foi. Certains chantent des hymnes et des psaumes jusqu’au lieu du supplice: « ils demandent quelques minutes pour faire à Dieu le sacrifice de leur vie, qu’ils faisaient avec tant de ferveur que leurs bourreaux eux-mêmes en étaient étonnés ». Soeur Marie-An-ne, Fille de la Charité, réconforte ainsi sa soeur : « Nous allons avoir le bonheur de voir Dieu, et de le posséder pour toute l’éternité … et nous en serons possédées sans crainte d’en être séparées »

(Témoignage de l’abbé Gruget).

Oui, les paroles de l’Apôtre Paul se vérifient ici avec éclat : « Nous sommes les grands vainqueurs grâce à Celui qui nous a aimés ».

Des martyrs béatifiés

99 de ces martyrs ont été proclamés bienheureux par le Pape Jean-Paul Il le 19 février 1984. Bon nombre d’entre eux furent fusillés près d’Angers, à Avrillé, le 1er février 1794. Parmi eux quatre mayennaises : Louise Olympe Rallier de la Tertinière (veuve de René Déan de Luigné) et sa fille Louise-Aimée Déan de Luigné (Argenton-Notre-Dame), Marie-Jeanne Gasnier épouse Mercier, Ménil et Château-Gontier) Anne-Françoise Hamard (Saint-Clément de Craon) et Jacques Ledoyen, vicaire à Contigné, arrêté à Argenton-Notre-Dame. Ces paroisses faisaient alors partie du diocèse d’Angers.

 

Le témoignage d’une foi inébranlable

Leurs réponses aux tribunaux, empreintes de détermination, témoignent de leur volonté de rester fidèles à ce que leur foi exigeait, malgré la haine de cette foi de la part de leurs juges. Hommes et femmes, prêtres et laïcs, ont témoigné jusqu’au bout de leur fidélité à l’Église catholique.Ils sont pour nous aujourd’hui un exemple concret de fidélité au message du Christ. 

 

Des martyrs béatifiés

99 de ces martyrs ont été proclamés bienheureux par le Pape Jean-Paul Il le 19 février 1984. Bon nombre d’entre eux furent fusillés près d’Angers, à Avrillé, le 1er février 1794. Parmi eux quatre mayennaises : Louise Olympe Rallier de la Tertinière (veuve de René Déan de Luigné) et sa fille Louise-Aimée Déan de Luigné (Argenton-Notre-Dame), Marie-Jeanne Gasnier épouse Mercier, Ménil et Château-Gontier) Anne-Françoise Hamard (Saint-Clément de Craon) et Jacques Ledoyen, vicaire à Contigné, arrêté à Argenton-Notre-Dame. Ces paroisses faisaient alors partie du diocèse d’Angers.

 

Le témoignage d’une foi inébranlable

Leurs réponses aux tribunaux, empreintes de détermination, témoignent de leur volonté de rester fidèles à ce que leur foi exigeait, malgré la haine de cette foi de la part de leurs juges. Hommes et femmes, prêtres et laïcs, ont témoigné jusqu’au bout de leur fidélité à l’Église catholique.Ils sont pour nous aujourd’hui un exemple concret de fidélité au message du Christ. 

 

Un exemple de paix et de pardon

Au-delà de leur résistance, ces martyrs ont également montré une profondeur de foi dans leur refus de haïr leurs tortionnaires. Leur pardon, leur désir de paix pour tous, et leurs hymnes chantés jusqu’au lieu du supplice reflètent la véritable essence de leur foi. Même face à la mort, ils étaient prêts à sacrifier leur vie avec une ferveur qui impressionna même leurs bourreaux.

Au-delà de leur résistance, ces martyrs ont également montré une profondeur de foi dans leur refus de haïr leurs tortionnaires. Leur pardon, leur désir de paix pour tous, et leurs hymnes chantés jusqu’au lieu du supplice reflètent la véritable essence de leur foi. Même face à la mort, ils étaient prêts à sacrifier leur vie avec une ferveur qui impressionna même leurs bourreaux.

A lire également