Pourquoi léguer à l’Église ? Entretien avec Arnaud Trubert, économe du diocèse de Laval
Arnaud Trubert, économe diocésain, revient sur la question du legs et sur leur importance capitale pour la vie matérielle de l’Église. Un sujet souvent méconnu, mais qui mérite d’être éclairci à l’heure où les ressources traditionnelles ne suffisent plus à faire vivre pleinement la mission de l’Église.
Un acte d’engagement
Un legs est tout simplement la volonté, exprimée dans un testament, de transmettre une partie ou la totalité de ses biens à une personne, une œuvre ou une association. Cela peut être un membre de la famille, mais aussi une cause qui nous tient à cœur, comme l’Église. « Toute transmission est un legs », précise Arnaud Trubert. Il peut s’agir de biens immobiliers, d’actifs financiers, de titres ou de revenus locatifs : autant de formes possibles, qui contribuent ensuite au fonctionnement et à la mission de l’Église.
Des ressources indispensables
La vie de l’Église repose de plus en plus sur ces dons exceptionnels. « Les ressources habituelles, comme le denier, les quêtes, les casuels ou encore les revenus des sanctuaires, ne suffisent pas à équilibrer le budget d’un diocèse », explique l’économe. Le legs, en ce sens, apparait comme une véritable bouffée d’oxygène pour les finances diocésaines. Il ne génère pas de bénéfices au sens commercial du terme, mais permet d’entretenir le patrimoine, de financer des projets pastoraux ou de garantir les salaires des acteurs de la vie diocésaine.
Léguer, un geste simple
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, rédiger un testament pour faire un legs est une démarche simple et accessible. « Un testament peut tenir en quelques lignes manuscrites, datées et signées », rappelle Arnaud Trubert. Ce document peut être écrit à tout âge, dès lors que la personne est en pleine possession de ses moyens. Si elle ne peut pas écrire elle-même, elle peut passer par un notaire pour rédiger un acte authentique.
Il existe plusieurs types de legs : le legs universel, qui transmet la totalité des biens à une entité (comme l’Église) ; le legs particulier, qui concerne seulement une partie du patrimoine ; et enfin le legs avec charge, qui permet à l’Église de redistribuer ensuite les biens à d’autres bénéficiaires désignés par le testateur.
Un accompagnement personnalisé et bienveillant
Pour celles et ceux qui souhaiteraient se renseigner sur cette démarche, le diocèse de Laval propose un accompagnement humain et discret. Arnaud Trubert reçoit régulièrement des personnes qui s’interrogent sur la meilleure façon de transmettre une partie de leur patrimoine à l’Église. Il est épaulé par Jean-Michel Faguer, référent diocésain pour le legs, qui assure le suivi des testateurs et répond à leurs questions. L’objectif est d’informer, de permettre à chacun de poser un choix libre et éclairé. Voici son contact : econome@diocesedelaval.fr ou au 0243786989.
Des réunions d’information en paroisses
Conscient que le legs n’est plus un réflexe naturel, le diocèse lance une série de réunions d’information ouvertes à tous dans les trois doyennés de Mayenne, Laval et Château-Gontier. Elles auront lieu en octobre, en présence du doyen ou du curé, de Patrick Brisard, notaire émérite, du référent legs Jean-Michel Faguer, du curé doyen et d’éventuels intervenants comme le vicaire général. Ces rencontres se veulent simples, pédagogiques et accessibles à tous les âges.
« L’Église vit dans le temps long, confie Arnaud Trubert. Lorsqu’on parle de legs, on parle d’un choix pour l’avenir. Pas de précipitation, pas de pression : juste une possibilité de poser un geste fort pour continuer à faire vivre l’Église que nous aimons. »
13 octobre
Réunion doyenné du pays de Laval
Lundi 13 octobre à 16 h00 à la Maison diocésaine de Laval,
10 Rue d’Avesnières, 53000 Laval
17 octobre
Réunion doyenné Haut-Maine
Vendredi 17 octobre à 16h00 à Salle des Pescheries,
Rue des Pescheries, 53100 Mayenne
18 octobre
Réunion doyenné Haut-Anjou
Samedi 18 octobre à 16h00 au Presbytère
6 place Saint Jean 53200 Château-Gontier