Profession solennelle de sœur Marie-Marthe à l’abbaye de La Coudre

Le 10 janvier 2026, l’abbaye Notre-Dame de La Coudre, à Laval (Mayenne), a vécu un grand moment de joie et d’action de grâce avec la profession solennelle de sœur Marie-Marthe Cogan. Par cet engagement définitif, la sœur a scellé pour toute sa vie son don à Dieu au sein de la communauté cistercienne trappistine.

Née à Angers en 1976, sœur Marie-Marthe est entrée à l’abbaye de La Coudre en 2018. Après un temps de formation et de discernement, elle a prononcé sa profession temporaire en 2020, avant d’être admise, six ans plus tard, à la profession solennelle.

Un chemin progressif de discernement

Lorsqu’une personne se sent appelée à suivre le Christ dans la vie monastique, le chemin ne s’impose pas toujours avec évidence. Chaque vocation est unique, souvent jalonnée de découvertes et parfois de surprises. Dans l’Ordre cistercien, marqué par l’autonomie de ses monastères, l’appel est toujours lié à une communauté concrète, avec son histoire, ses coutumes et son rythme propre. Le discernement des vocations relève donc de chaque monastère, et les modalités d’entrée peuvent varier d’une maison à l’autre.


Les grandes étapes de la vie monastique, avant l’engagement définitif, sont toutefois communes dans leur esprit.


  • Candidat(e) : la personne fréquente le monastère, rencontre la responsable des vocations et la supérieure, et commence à discerner l’appel reçu.

  • Regardant(e) : souvent, un temps de vie en communauté est proposé (au moins un mois) avant une nouvelle période de discernement à l’extérieur.

  • Postulat : le ou la candidat(e) entre au monastère et commence sa vie communautaire, accompagné(e) par le maître ou la maîtresse des novices.

  • Noviciat : après quelques mois, l’habit monastique est remis. Le novice devient alors membre de l’Ordre et poursuit sa formation spirituelle.

  • Vœux temporaires (ou profession simple) : après deux années de noviciat, les vœux sont prononcés pour un temps déterminé. Cette période permet d’approfondir la vie évangélique et l’intégration dans la communauté.

  • Vœux solennels (profession définitive) : après un minimum de trois années — et jusqu’à neuf — de vœux temporaires, le moine ou la moniale peut s’engager pour toute la vie.

C’est à l’aboutissement de ce long chemin que sœur Marie-Marthe a prononcé ses vœux solennels.

L’abbaye de La Coudre, une présence monastique vivante en Mayenne

Fondée en 1816, l’abbaye de Notre-Dame de La Coudre est une communauté monastique enracinée depuis plus de deux siècles en Mayenne. Elle rassemble aujourd’hui une quarantaine de sœurs trappistines, héritières de la tradition cistercienne de Cîteaux et fidèles à la Règle de saint Benoît (VIᵉ siècle).

En réponse à l’appel de Dieu, les sœurs ont fait le choix radical de consacrer toute leur vie à la louange et au service. Leur quotidien est rythmé par la prière, le travail et l’étude. Vivant du fruit de leur labeur, elles produisent notamment des entremets, du fromage et de la maroquinerie religieuse, témoignant d’un équilibre entre contemplation et travail manuel.

La profession solennelle de sœur Marie-Marthe Cogan s’inscrit ainsi dans la continuité d’une longue tradition monastique, toujours vivante et féconde au cœur de l’Église et du monde.

Photos crédits : Bruno Mousset

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