Malgré la pluie, une foule fervente dans les rue de Laval pour le Vendredi Saint

1ère STATION : Jésus est condamné à mort

Pilate leur dit : « Voici l’homme ! » Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. [Jn 19, 5.16]

 

En contemplant Jésus condamné sans se défendre, en silence, pensons à toutes les personnes qui sont aujourd’hui accusées injustement. Prions pour les chrétiens rejetés, persécutés ou exilés, à cause de leur foi au Christ. Prions aussi pour les condamnés, les prisonniers, et pour leurs familles.

 

Seigneur, nous te prions pour les innocents condamnés ou maltraités, pour ceuqui sont victimes de calomnie ou de harcèlement. Fais-nous prendre conscience de nos petites ou de nos grandes lâchetés quotidiennes. Ouvre notre cœur lorsque nous manquons de courage pour prendre parti contre l’injustice.

2ème STATION : Jésus est chargé de sa croix

Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. »      [Mt 16, 24-25]

En contemplant Jésus qui saisit sa croix, je vous invite à lui confier intérieurement les personnes de votre connaissance qui ont le cœur lourd, qui portent le poids du jour, qui sont dans la détresse en ce moment. En silence, nous prions pour eutous, en portant simplement leur nom devant le Seigneur Jésus, sûrs de la force qu’il communique à tous ceuqui se remettent à lui.

 

Seigneur, nous te prions pour tous ceuqui sont écrasés par le poids de la peine. Nous te confions les petits, les malades, et ceuqui nous ont demandé de prier pour euet qui espèrent en toi. Donne-nous la force de porter, nous aussi, notre croix à ta suite.

3ème STATION : Jésus tombe pour la première fois

C’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris.  [Is 53, 4-5]

En contemplant Jésus tombé à terre, nous nous souvenons que nous sommes des êtres fragiles, et que parfois nous « mordons la poussière » par notre infidélité à Dieu. En rejoignant notre condition humaine, le Fils de Dieu a voulu assumer aussi nos chutes, nos échecs et nos découragements : c’est jusque-là qu’il est l’Emmanuel, « Dieu avec nous ».

Seigneur, nous te confions nos fragilités et nos péchés les plus ancrés. Viens nous remplir de ta force pour nous relever avec toi et continuer notre route, sans découragement. Donne-nous un cœur attentif à tous ceuqui tombent, un cœur de miséricorde et d’espérance.

4ème STATION : Jésus rencontre sa mère

Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »                                          [Lc 2, 34-35]

Contemplons Marie, la mère des douleurs : elle partage la souffrance de toutes les mamans et de tous les parents déchirés par le mal qui vient défigurer leur enfant. Pourtant, même traversée d’un glaive, Marie rayonne d’une lumière qui provient de sa foi. Comprenons la puissance de l’amour qui s’échange dans un simple regard, sur ce chemin de croix, entre Jésus et Marie : tous ceuqui peinent peuvent y refaire leurs forces.

Seigneur, nous cherchons refuge auprès de Marie, ta sainte mère et notre mère. Dans toutes les épreuves que nous traversons, qu’elle nous montre le chemin de la foi et de l’espérance.

5ème STATION : Simon de Cyrène aide Jésus à porter la croix

Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. [Lc 23, 26]

 

En contemplant Jésus, soulagé par Simon d’une partie du poids de sa croix, rendons grâce ensemble pour tous les gestes de bonté et de solidarité qui s’échangent quotidiennement en ce monde, souvent sans bruit. Demandons la bénédiction de Dieu pour tous ceuqui se mettent au service des autres, que ce soit dans un engagement associatif ou dans le service discret de la vie de tous les jours.

 

Seigneur, renouvelle la joie de ceuqui s’efforcent d’alléger le fardeau de leur prochain, et qui deviennent ainsi un signe d’espérance. Apprends-nous aussi à nous laisser aider, lorsque nous avons la tentation de nous replier sur nos difficultés et nos désespoirs.

6ème STATION : Véronique essuie le visage de Jésus

La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. [Is 52, 14. 53, 2-3]

 

Regardons cette femme qui affronte la foule et les soldats pour s’approcher de Jésus. Elle gardera précieusement sur son voile, mais surtout dans son cœur, le visage du Seigneur. Depuis notre baptême, nous aussi portons en nous le visage du Christ : prenons-en soin, comme Véronique, par une vraie vie intérieure. Demandons pardon pour toutes les occasions où nos pensées, nos paroles ou nos actions ne permettent pas de nous reconnaître comme disciples de Jésus.

 

Seigneur, nous t’en prions : envoie ton Esprit Saint qui ne cesse de nous convertir, de nous recréer à ton image et à ta ressemblance. Que nous suivions de plus près l’Évangile ; que notre visage porte l’espérance à nos frères et sœurs. Apprends-nous à voir ton image en chacun de tes enfants. 

7ème STATION : Jésus tombe pour la deuxième fois

Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis douet humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. [Mt 11, 28-30] 

En contemplant Jésus tombé une nouvelle fois à terre, nous voyons notre propre vie ; ces moments où, face à nos « vieux démons » qui reviennent sans cesse, nous sommes tentés par le découragement. En se relevant, le Seigneur porte tous nos relèvements. Au démon qui nous demande : « à quoi bon ? », nous répondons par l’espérance qui surmonte tout désespoir.

 

Seigneur, nous te confions ceuqui désespèrent face à leur propre faiblesse, ceuqui sont prisonniers d’addictions ou tentés par le suicide. Donne-leur la persévérance et la patience. Donne-nous de compter inlassablement sur ta miséricorde.

8ème STATION : Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! »    [Lc 23, 27-28]

 

Par ses paroles aux femmes de Jérusalem, le Seigneur Jésus nous enseigne à ne pas seulement céder à l’émotion du moment, mais à porter sur le monde et sur nous-mêmes un regard de sagesse et d’intériorité. Apprenons à pleurer sur ce qui blesse le plus le cœur de Dieu, qui aime chacun de ses enfants. Demandons-lui de changer notre cœur de pierre en cœur de chair.

Seigneur, tu fais miséricorde à tous ceuqui espèrent en toi. Donne-nous le regret du mal que nous avons fait, afin que nous obtenions de toi le réconfort. Fais surgir dans ton Église et dans la société des bons bergers, des guides et des témoins qui éveillent notre espérance et montrent le chemin vers l’unité et la paix.

9ème STATION : Jésus tombe pour la troisième fois 

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.  [Ph 2, 5-8]

 

Le Seigneur Jésus tombe une troisième fois sur le chemin de la croix, et il se relève une troisième fois. Il relève avec lui tous ceuqui connaissent une nuit de la foi, ceuqui ne sentent plus sa présence ni sa lumière. Il relève avec lui son Église marquée par tant de chutes, mais dont les puissances du mal ne triompheront pas.

 

Seigneur, nous te confions ton Église : notre pape Léon, notre évêque Matthieu et tous les évêques, les prêtres, les diacres, tous les fidèles. Que l’Église entière puise son unité dans ton Esprit missionnaire ; qu’il embrase nos cœurs, et que nous goûtions la joie d’être tes disciples, sans cesse relevés par toi.

10ème STATION : Jésus est dépouillé de ses vêtements

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux: « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.                                                               [Jn 19, 23-24]

 

En se laissant dépouiller de ses vêtements, Jésus apparaît comme le nouvel Adam. Son corps est un don de Dieu dont la dignité est inaliénable ; il nous apprend combien est sacré notre propre corps : le corps de l’homme et le corps de la femme, le corps de l’enfant nouveau-né et le corps de la personne en fin de vie, le corps du bien portant et le corps du malade.

 

Seigneur, nous te confions la cause de la vie humaine de son commencement à son terme naturel : qu’elle ne soit jamais objet de manipulation et de consommation, mais d’admiration, de respect et de soin. Fais de nous des témoins crédibles de la beauté de la vie, et soutiens toutes les personnes blessées dans leur corps.

11ème STATION : Jésus est cloué sur la croix

Lorsqu’ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » [Lc 23, 33-34]

 

Contemplons Jésus qui se laisse paralyser par les clous. Il nous montre que cet état d’impuissance physique ne l’empêche pas d’aimer et de pardonner. Présentons-lui en silence ceuqui sont aujourd’hui cloués à une croix, d’une manière ou d’une autre : physiquement, psychologiquement, socialement, spirituellement.

 

Seigneur, nous te confions ceuqui se sentent prisonniers d’une situation de détresse. Nous te confions les malades, les personnes en fin de vie, et ceuqui prennent soin d’euavec amour. Que les mourants aient la joie d’être consolés par le don de tes sacrements et la prière de l’Église.

12ème STATION : Jésus meurt sur la croix

C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ; l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure, car le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. [Lc 23, 44-46]

 

13ème STATION : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère

 

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. [Jn 19, 31.38]

 

Contemplons le corps inanimé de Jésus dans les bras de sa mère. Voici la Pietà, l’image de la compassion maternelle de Marie pour chacun de ses enfants. Marie est la Mère de l’espérance, celle qui accompagne chacun de nos deuils et qui nous tient debout avec elle dans la confiance. Elle nous redit la parole de Jésus : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps. »

 

Seigneur, nous te prions pour ceuqui se préparent au baptême, à la 1ère communion et à la confirmation : augmente en eule désir de recevoir le trésor de ta présence. Donne-nous un grand amour de ton corps livré entre nos mains dans l’Eucharistie.

14ème STATION : Jésus est mis au tombeau

Joseph vint enlever le corps de Jésus. Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.                                                                                                                            [Jn 19, 38-42]

 « O crux, ave ! » Nous te saluons, très sainte croix du Christ, source de toute grâce. Seigneur Jésus, Prince de la paix, règne dans nos âmes, dans ton Église, dans nos familles, dans notre pays et dans le monde. Qu’en se rapprochant de toi, les hommes échappent au Diviseur et vivent de ta grâce. Ô croix, notre unique espérance, nous chantons ta victoire.

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