Merci à nos prêtres aînés, fidèles serviteurs du diocèse
Dans notre diocèse, plus d’une vingtaine de prêtres ont aujourd’hui plus de 75 ans. Souvent qualifiés de « prêtres à la retraite », ils n’en demeurent pas moins prêtres pour toujours. Entre service dans nos paroisses, communautés, mouvements, fidélité à la prière et fraternité vécue, ces aînés continuent de porter, à leur manière, le Peuple de Dieu.
Prêtre pour l’éternité
En Mayenne, ils sont plus d’une vingtaine de prêtres à avoir dépassé les 75 ans. Dans le langage courant, on parle volontiers de « prêtres à la retraite ». Pourtant, dans l’Église, un prêtre ne cesse jamais de l’être : le jour de son ordination, il devient prêtre pour la vie.
Si leurs forces diminuent parfois, leur mission, elle, ne s’arrête pas. Lorsque leur santé le permet, beaucoup continuent de rendre de précieux services dans nos paroisses : célébrations, confessions, accompagnements spirituels, présence fraternelle lors de temps forts… Certains sont bien connus des fidèles, croisés régulièrement dans nos communautés ou nos mouvements. D’autres sont plus discrets, vivant en maison de retraite ou chez eux.
Mais tous, sans exception, continuent de porter le diocèse dans la prière. Une prière fidèle, souvent silencieuse, offerte jour après jour pour l’Église, les prêtres, les vocations et les fidèles. Une mission cachée, mais essentielle, qui porte du fruit bien au-delà de ce que l’on peut voir.
C’est cette réalité que Monseigneur Matthieu Dupont a souhaité honorer en vivant, en ce début d’année, une rencontre fraternelle avec eux. Un temps simple, gratuit, pour dire merci, les écouter, partager et rappeler combien leur présence demeure précieuse pour le diocèse.
Un devoir de fraternité
Cette réalité nous interroge tous : sommes-nous suffisamment attentifs à nos prêtres aînés ? La fraternité ne s’arrête pas avec l’âge ou la fin des responsabilités. Bien au contraire, elle devient peut-être encore plus nécessaire.
L’aspect humain est central. Après une vie souvent très remplie, marquée par des années de service, de charges pastorales, de responsabilités multiples, beaucoup de prêtres âgés souffrent intérieurement d’être contraints de « passer la main ». Perdre un rythme, une fonction, une visibilité peut être une épreuve. Certains vivent une forme de solitude, parfois de découragement.
Nous sommes donc tous appelés à une vigilance fraternelle envers nos ministres ordonnés de plus de 75 ans : un appel téléphonique, une visite, une invitation, une prière partagée, une simple attention peuvent faire une immense différence. Il ne s’agit pas seulement de gratitude, mais d’une véritable responsabilité ecclésiale.
Car ces prêtres, même dans la fragilité, continuent d’être des pasteurs. Ils nous rappellent que la fécondité ne se mesure pas uniquement à l’activité, mais aussi à la fidélité, à l’offrande de soi et à la persévérance dans la prière. Leur vieillesse devient alors un témoignage : celui d’une vie donnée, jusqu’au bout.