Le Cardinal Suhard : une vie d’engagement au service de l’Église et de la société

Dans le cadre des 170 ans de la création du diocèse de Laval par le Pape Pie IX, une série de conférences est proposée à la Maison diocésaine. La première se déroulera le 26 avril prochain à 19h, sous la forme d’une conférence-débat avec Roch-Étienne Noto et Pascal Jacob.

Le cardinal Suhard, précurseur du concile Vatican II, artisan de la nouvelle évangélisation

Parce que l’Église est toujours à réformer. « Ante et rétro oculata (Saint Bernard), le regard tourné vers l’avenir et vers le passé », visiter la vie et l’œuvre du cardinal Emmanuel Suhard, archevêque de Paris (1874-1949) non pas pour nous tourner vers le passé mais pour comprendre le chemin parcouru et aller de l’avant est toujours stimulant.

 

Issu du monde paysan de la Mayenne, le cardinal archevêque de Paris a su être tout à tous, fréquentant aussi bien les pauvres de la banlieue que les personnes les plus fortunées de la capitale. Homme de la Tradition, il était aussi celui de tous les renouveaux. Ainsi, dans la tourmente de la Guerre et de l’Après- Guerre, il a contribué au renouveau de l’Église, à un nouvel élan missionnaire, reconnu par Benoît XVI au Synode de l’évangélisation en 2012. Que de fois n’a-t-il pas dit, « je veux laisser un sillage ».

 

L’objectif de cette conférence-débat sera de retrouver son sillage, son souffle missionnaire comme il le souhaitait lui-même, toujours à continuer dans notre Église en chemin, « en sortie », comme ne cesse de le répéter le Pape François. Une Église toujours à réformer, à s’adapter aux temps nouveaux, aux cultures nouvelles.

 

La clé de la conduite du Cardinal, ce grand spirituel, est son esprit missionnaire. Ce grand pasteur n’était pas un conservateur, moins encore un réactionnaire. Il était préoccupé avant tout par la présence de l’Église au milieu des hommes et par son avenir, qui dépendent pour une part de son audace et sa liberté d’esprit.

 

Après quelques éléments biographiques, les intuitions missionnaires du Cardinal seront abordées ainsi que ses trois dernières lettres pastorales Essor ou déclin de l’Église, Le sens de Dieu et Le prêtre dans la cité.  Enfin, sera évoquée l’œuvre dans laquelle, il s’est le plus impliqué : La Mission de France, aujourd’hui un diocèse à part entière.

 

Catalyseur de l’Église de son temps, il l’a préparée pour les temps nouveaux. Emmanuel Suhard a été un précurseur du Concile Vatican II.

Roch-Étienne Noto

Qui est Roch-Étienne Noto ?

Roch-Étienne Noto est diacre de la Mission de France et cadre supérieur de santé à l’AP-HP.

Il a rédigé deux ouvrages sur le Cardinal Suhard, empruntables à la Bibliothèque diocésaine :

 

  • Prier 15 jours avec le Cardinal Suhard, Roch-Étienne Noto-Migliorino, 2009, éditions Nouvelle Cité.
  • Dieu, chemin faisant : itinéraires de la Mission de France, Roch-Étienne Noto, 2022, éditions Salavator.
Conférence-débat de Roch-Étienne Noto avec Pascal Jacob.

Samedi 26 avril à 19h,

À la Maison diocésaine

10, rue d’Avesnières à Laval

Entrée libre.

Contact : Yves Guihaire 06 09 28 13 66.

D’autres conférences sont prévues, en lien avec la bibliothèque diocésaine

Lundi 19 mai à 20h30

Le Concordat de 1801et son application en Mayenne, par Gaston Chérel, historien.

 

Après la tourmente révolutionnaire, le catholicisme français est affaibli et divisé. Le concordat signé le 15 juillet 1801 entre le premier consul Bonaparte et le pape Pie VII rétablit la liberté religieuse et restaure l’unité du catholicisme. C’est dans ce cadre concordataire que le catholicisme français va connaître un renouveau au XIXe siècle.

 

Mardi 03 juin à 20h30

La création du diocèse de Laval : Monseigneur Wicart, premier évêque de Laval de 1855 à 1876, par Gaston Chérel, historien.

 

Les catholiques mayennais se réjouissent en 1855 de la création du diocèse de Laval, un événement qu’ils attendent depuis longtemps. Le premier évêque, Monseigneur Wicart met en place les structures diocésaines et anime la vie catholique mayennaise ; c’est une période marquée par de nombreuses constructions d’églises et une présence congréganiste forte.

 

À la Maison diocésaine

10, rue d’Avesnières à Laval

Entrée libre.

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