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Le 3 novembre, le diocèse de Laval célèbre la Bienheureuse Marguerite d’Alençon

Chaque 3 novembre, le diocèse de Laval célèbre la Bienheureuse Marguerite d’Alençon, veuve et religieuse franciscaine du XVIe siècle. Cette fête est l’occasion de faire mémoire d’une femme de foi et de charité qui a marqué l’histoire de notre territoire, notamment par son engagement auprès des malades et la fondation d’une communauté religieuse à Château-Gontier.

Qu’est-ce qu’un propre liturgique ?

Dans l’Église catholique, le propre liturgique désigne l’ensemble des textes et des célébrations propres à une Église particulière, à un diocèse, à un pays ou à une communauté religieuse. Il complète le calendrier liturgique commun en mettant à l’honneur des saints et des bienheureux qui ont un lien particulier avec une histoire, un territoire ou une tradition spirituelle.

Le propre du diocèse de Laval rappelle ainsi les figures qui ont marqué l’histoire chrétienne de la Mayenne. La célébration de la Bienheureuse Marguerite d’Alençon, le 3 novembre, souligne les liens profonds entre cette femme et notre territoire.

Marguerite d’Alençon, une vie au service de Dieu et des pauvres

Née Marguerite de Lorraine, fille de Ferry de Vaudémont et de Yolande d’Anjou, elle épouse René, duc d’Alençon, avec qui elle a un fils et deux filles. Devenue veuve, elle choisit de consacrer sa vie à Dieu et s’engage dans la spiritualité franciscaine.

la prière et au service des plus pauvres, elle contribue à la fondation de plusieurs communautés religieuses. En 1468, elle fonde un couvent d’Observants à La Flèche. Elle fait ensuite venir des religieuses hospitalières dans cette ville, puis fonde un monastère de Clarisses à Alençon en 1498.

Chez Marguerite, la vie spirituelle ne se sépare pas de l’attention portée aux personnes fragiles. Sa foi se traduit concrètement par le soin des malades et l’organisation de leur accueil.

À Château-Gontier, une œuvre durable de charité

C’est en 1507 que Marguerite d’Alençon vient à Château-Gontier, alors qu’elle constate les difficultés de fonctionnement de l’Hôtel-Dieu de la ville. Soucieuse d’améliorer la prise en charge des malades, elle obtient des habitants la possibilité d’en confier l’administration à une communauté religieuse.

Elle fait alors venir des religieuses de Mortagne-au-Perche et leur confie durablement la gestion de l’hôpital. Elle fait également construire, à proximité, un monastère et une église pour accueillir la communauté.

Une chronique ancienne témoigne de cette initiative :

« L’an 1507, cette vertueuse Dame vient en sa ville de Chasteaugontier et voyant que l’Hôpital de ce lieu n’était pas gouverné selon la grandeur de sa piété […] elle fit venir pour cet effet des Religieuses du monastère de Mortaigne, auxquelles elle consigna l’administration perpétuelle dudit hôpital. »

Par cette fondation, Marguerite contribue à structurer durablement l’accueil et le soin des malades à Château-Gontier. Son action témoigne d’une charité concrète, attentive aux besoins des plus vulnérables.

Un héritage qui demeure dans notre diocèse

Marguerite d’Alençon meurt à Mortagne-au-Perche le 2 novembre 1521. Son culte est confirmé par le pape Benoît XV le 20 mars 1921.

Près de cinq siècles après sa mort, sa mémoire demeure particulièrement liée à Château-Gontier et à l’histoire hospitalière de la Mayenne. Sa vie rappelle que la foi chrétienne s’exprime aussi dans le service quotidien des personnes malades, pauvres ou isolées.

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