Notre Pape Léon XIV en Turquie et au Liban

Le premier voyage apostolique de Léon XIV se présente comme un acte fondateur de son pontificat : consolidation des liens entre Églises, diplomatie de paix et rappel du rôle central des chrétiens d’Orient. Le nouveau Pape, élu depuis un peu plus de six mois, inscrit son déplacement en Turquie et au Liban dans la longue tradition des visites pontificales, tout en apportant une vision nouvelle, marquée par l’écoute, la fraternité et l’unité pour la Paix.

Turquie : aux sources du christianisme

En choisissant de commencer son pontificat par une visite en Turquie, le Pape Léon XIV plante le décor d’un pontificat engagé pour la Paix et la protection des chrétiens persécutés. Dès son discours officiel, il affirme la dimension symbolique de ce pays en particulier : « Je suis heureux de commencer les voyages apostoliques de mon pontificat par votre pays, car cette terre est indissociablement liée aux origines du christianisme et elle appelle aujourd’hui les fils d’Abraham et l’humanité tout entière à une fraternité qui reconnaît et apprécie les différences. » Ce choix du Pape Léon pour ce voyage en Turquie lui donne une dimension œcuménique majeur : en effet, c’est ici qu’il y a 1700 ans, s’est déroulé le premier concile de Nicée Constantinople, moment fondateur de la foi chrétienne. 

Voyage apostolique en Turquie : Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique

Un hommage aux chrétiens de Turquie

Léon XIV n’oublie pas la petite minorité chrétienne du pays et évoque la figure de saint Jean XXIII, autrefois surnommé le « Pape turc ».
« Les chrétiens […] ont eux aussi la volonté de contribuer positivement à l’unité de votre pays. » Dans un pays où les chrétiens représentent à peine 0,1 % de la population, ce soutien n’est pas anodin. Leur présence, aujourd’hui moins menacée qu’elle ne l’a été, reste toutefois fragile, et pourtant habitée d’une mission fondamentale : être “le sel de la terre”.

Un discours d’unité pour la Paix

Léon XIV inscrit constamment son discours dans la continuité des appels de ses prédécesseurs, notamment le pape François, dont il cite la « culture de la rencontre ». Il adresse à la Turquie un appel universel : « La justice et la miséricorde défient la loi de la force… Travaillons donc ensemble pour modifier la trajectoire du développement et réparer les dommages déjà causés à l’unité de la famille humaine. » Il évoque aussi des enjeux actuels, notamment le rôle des technologies émergentes : « Même les intelligences artificielles reproduisent nos préférences… ce ne sont pas les machines, mais l’humanité qui en est responsable. » Sur la famille, thème essentiel dans la culture turque, il rappelle : « Ce n’est qu’ensemble que nous devenons authentiquement nous-mêmes […] Ce n’est que dans l’amour que notre intériorité devient profonde et notre identité forte. »

Voyage apostolique en Turquie : Visite de prière à la Cathédrale apostolique arménienne

Après la Turquie, le Liban

Le Pape Léon XIV se rend au Liban comme pasteur, à quelques centaines de kilomètres seulement de Jérusalem, proche de la Terre sainte.

Le Pape vient soutenir ce pays éprouvé, encourager la neutralité positive défendue par le patriarcat maronite et promouvoir l’unité des chrétiens face aux défis d’un Orient en recomposition. Avec douze Églises présentes dans un si petit territoire, le Liban est l’un des lieux les plus denses au monde en diversité chrétienne.

À Nicée comme à Beyrouth, Léon XIV incarne cette recherche d’unité : « Nous avons besoin de personnalités qui favorisent le dialogue et le pratiquent avec une volonté ferme et une ténacité patiente. »

Une diplomatie de paix dans un Proche-Orient en crise

Le Pape met en garde contre une « troisième guerre mondiale par morceaux » et exhorte à ne pas céder à la logique de confrontation : « L’avenir de l’humanité en dépend. Les ressources absorbées par cette dynamique destructrice sont soustraites aux véritables défis : la paix, la lutte contre la faim… et la sauvegarde de la création. » et plutôt chercher des logiques de Paix « Marchons donc ensemble, dans la vérité et l’amitié, en nous confiant humblement à l’aide de Dieu. 

Ce premier voyage – de Nicée à Beyrouth – confirme cette orientation : un pontificat résolument tourné vers le dialogue, l’unité, la paix et la protection des chrétiens d’Orient.

Voyage apostolique au Liban : Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique

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