Les Rameaux : en chemin à la suite du Christ !
Le dimanche 13 avril prochain est le dimanche des Rameaux. Entre liturgie et tradition populaire, comment vivons-nous cette entrée dans la Semaine Sainte ?
Liturgiquement
Le dimanche des Rameaux marque le début de la montée vers Pâques. Jésus est acclamé par la foule comme le Messie lors de son entrée à Jérusalem. Le sol est jonché de manteaux et de rameaux verts, formant un chemin digne d’un roi. Là où nous, simples mortels, verrions le début de la descente aux Enfers, Jésus entame en fait sa montée vers le Père et l’accomplissement de Sa Parole.
C’est en mémoire de ce jour que nous venons à la messe des Rameaux avec de petits bouts de branches feuillues, issues du buis, du laurier, du palmier ou de l’olivier, selon les régions. La messe commence dehors afin de bénir ces rameaux à l’issue de la lecture de l’évangile selon Saint Luc (19, 28-40), avant d’entrer en procession. Le peuple de Dieu se met ainsi en marche vers Pâques à la suite du Christ.
Les prêtres sont revêtus de leurs ornements rouges, comme signe de la royauté du Christ et de la Passion.
La liturgie suit la Messe de la Passion, notamment le long évangile de Luc (22, 14-23, 56).
Les rameaux bénis sont ensuite rapportés à la maison pour en orner les croix en signe de vénération. Certains déposent des rameaux sur les tombes de leurs défunts.
Tradition populaire
Les rameaux bénis déposés sur les tombes sont une tradition séculaire bien ancrée dans certains départements, notamment en Mayenne. Ce jour-là, les églises sont pleines pour un des offices les plus longs de l’année. C’est dire toute l’importance encore accordée aux défunts.
La messe chrismale, présidée par Monseigneur Dupont,
aura lieu lundi 14 avril à 18h30
en la cathédrale de la Sainte-Trinité de Laval.
Tous les diocésains y sont conviés.
Pour méditer les lectures de dimanche
Entrée messianique (Lc 19, 28-40)
En ce temps-là, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem. Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près de l’endroit appelé mont des Oliviers, il envoya deux de ses disciples, en disant : « Allez à ce village d’en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous demande : ‘Pourquoi le détachez-vous ?’ vous répondrez : ‘Parce que le Seigneur en a besoin.’ » Les envoyés partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit. Alors qu’ils détachaient le petit âne, ses maîtres leur demandèrent : « Pourquoi détachez-vous l’âne ? » Ils répondirent : « Parce que le Seigneur en a besoin. » Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus, jetèrent leurs manteaux dessus, et y firent monter Jésus. À mesure que Jésus avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin. Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus, et ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! » Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande tes disciples ! » Mais il prit la parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. »
Source AELF