Le lundi de Pentecôte à Saint-Fraimbault-de-Lassay

Chaque année, depuis plus de 500 ans, le lundi de Pentecôte est jour de procession à Saint-Fraimbault-de-Lassay. Les reliques du saint évangélisateur de la région, Fraimbault, y sont vénérées pour la protection des récoltes et des biens de la terre. On n’a pas dérogé à la tradition ce lundi 9 juin dans le petit village qui jouxte Lassay-les-Châteaux.

Dès 9h, quelque 70 pèlerins ont retrouvé le Père Joseph Cousin dans la petite église de Saint-Fraimbault, juste à côté de l’éponyme maison de retraite. Et c’est avec joie que tous ont marché derrière le magnifique buste en argent de Saint-Fraimbault, pour prier, et se mettre sous sa protection, tout simplement.  

Reliquaire de saint Fraimbault @Véronique Faguer

C’est si beau de vénérer des reliques

« Regardez cette bannière devant les reliques » fait remarquer un pèlerin, «  c’est une paroissienne qui l’a brodée entièrement, pour le 1 500ème anniversaire de la mort du saint en 1996. Des heures et des heures de travail ».  

 

Soleil radieux, chèvrefeuille odorant, jeunes vaches dans le champ excitées par tant d’animation… tous les ingrédients sont là pour accompagner la ferveur et la joie.

 

Et voici que le père Joseph commence la longue litanie des saints et martyrs… Puis l’on entonne le célèbre chant «  Saint-Fraimbault, reste-nous fidèle, bénis notre travail, …conduis-nous aux cieux… ». On n’aura pas eu le temps de chanter les 22 couplets ce lundi de Pentecôte 2025. Ils sont pourtant tous aussi beaux les uns que les autres. Car après la procession, les pèlerins ont rejoint l’église de Lassay, pour la messe. Et c’est dans une église pleine de monde que l’on a pu s’incliner avec foi devant les reliques après l’eucharistie. 

La tradition des tourquettes

La matinée s’est terminée après la messe par la dégustation des tourquettes, un genre de chou nature, en forme de couronne, préparées uniquement dans les huit jours qui entourent la Pentecôte… et dont la recette est une exclusivité des deux boulangers du village…

 

Inventé au XIXème siècle, on raconte que ce gâteau avec un rond au milieu permettait d’être enfilé dans le manche du parapluie qui servait souvent les jours de procession, en cette région réputée pluvieuse !

 

Véronique Faguer

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