Dimanche de la Miséricorde Divine
Huit jours après Pâques, l’Église célèbre le Dimanche de la Divine Miséricorde. Instituée par Jean-Paul II en l’an 2000, cette fête invite chaque fidèle à accueillir pleinement l’amour gratuit de Dieu et à entrer dans une relation de confiance renouvelée avec le Christ ressuscité.
Le deuxième dimanche de Pâques, l’Église universelle célèbre désormais le Dimanche de la Divine Miséricorde. Cette fête trouve son origine dans l’expérience spirituelle de Sœur Faustine Kowalska, à qui le Christ a révélé la profondeur de son amour pour toute l’humanité. À travers son « Petit Journal », elle transmet un message central : Dieu n’est pas d’abord un juge sévère, mais un Père riche en miséricorde, toujours prêt à relever celui qui se tourne vers lui.
En proclamant cette fête lors de la canonisation de Sainte Faustine en 2000, saint Jean-Paul II a voulu rappeler une vérité essentielle de la foi chrétienne : la miséricorde est le premier attribut de Dieu. Elle dépasse la simple compassion ou la charité, car elle est un don gratuit, sans condition ni mesure.
« Je suis l’Amour et la Miséricorde en personne », confie Jésus à Faustine (Journal, 374).
Cette miséricorde divine traverse toute l’Écriture. Dans l’Évangile selon saint Luc, la parabole du père miséricordieux (Lc 15) en donne une image saisissante : un père qui court vers son fils perdu, l’accueille sans reproche et se réjouit de son retour. Déjà, dans l’Ancien Testament, Dieu révèle son cœur :
« Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, mais qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive » (Ez 33,11).
Le mot araméen rákham, utilisé pour parler de la miséricorde, évoque à la fois les entrailles maternelles et la tendresse infinie de Dieu pour ses enfants.
Un appel à la confiance et à la conversion
Le Dimanche de la Miséricorde s’inscrit pleinement dans la lumière de Pâques. Il ne s’agit pas d’une fête ajoutée, mais d’un approfondissement du mystère pascal. Par sa mort et sa résurrection, le Christ ouvre les portes de la vie éternelle ; par la miséricorde, il invite chacun à y entrer librement. Comme le rappelle Faustine :
« Avant de venir comme Juge équitable, j’ouvre d’abord toute grande la porte de ma miséricorde » (Journal, 1146).
Cette fête est aussi un appel concret à la conversion et à la confiance. Elle encourage les fidèles à redécouvrir la force du pardon, notamment à travers le sacrement de réconciliation, et à faire de leur vie un reflet de la miséricorde reçue. La prière simple transmise par Faustine — « Jésus, j’ai confiance en toi » — résume cette attitude intérieure à laquelle chaque chrétien est appelé.
Dans un monde marqué par les blessures, les divisions et les incertitudes, le message de la Divine Miséricorde garde une actualité particulière. Comme le soulignait Jean-Paul II, l’humanité ne trouvera la paix qu’en se tournant avec confiance vers cet amour qui relève, guérit et réconcilie.
Célébrer le Dimanche de la Miséricorde, c’est donc accueillir une invitation : laisser Dieu transformer nos cœurs pour devenir, à notre tour, témoins de sa tendresse auprès de tous.
À l’occasion de cette fête, Monseigneur Matthieu Dupont présidera la messe dominicale à 10h30, ce dimanche 12 avril 2026 à l’EHPAD de la Miséricorde à Laval.