Comment se préparer pour la confession ?

Quelle différence entre confession, réconciliation et pénitence ?


La confession est le nom traditionnel désignant autrefois l´ensemble du sacrement de pénitence et de réconciliation. En fait, la confession n´est qu´une partie du sacrement. Elle est cette reconnaissance de l’amour fidèle de Dieu et de la rupture d’alliance que notre attitude a occasionnée.

 

La réconciliation est l’acte gratuit par lequel Dieu pardonne au pécheur repentant et le réintroduit dans sa paix, grâce au Christ mort et ressuscité, en qui tous les péchés sont pardonnés. Depuis quelques années, on parle plus volontiers de « sacrement de la réconciliation » à propos de la confession.

 

La pénitence : « Faire pénitence », c’est implorer le pardon de Dieu. Le mot s’est peu à peu confondu avec les diverses pratiques de pénitence. Pour l’essentiel, la pénitence vise à la réparation de la faute commise. Elle est le signe de la « conversion » à laquelle le Christ nous a tous appelés : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc 1, 15).

Le diocèse de Versailles propose cette courte vidéo sur la confession.
Suivez Alfred, catholique pratiquant, qui a un peu de mal avec la confession. Une animation originale pour aider à lever quelques freins classiques au sacrement de réconciliation.

Qu’est-ce que le sacrement de pénitence et de réconciliation ?

Ce sacrement est le signe de l´amour infini de Dieu. Le pardon de Dieu est toujours possible, si nous faisons une démarche vraiment sincère. En se reconnaissant pécheur, nous croyons que l´Amour infini de Dieu est toujours le plus fort. Le dialogue avec un prêtre est le signe efficace de la réconciliation avec Dieu et avec nos frères.

 

Le pardon de Dieu est exprimé par les paroles du prêtre: « Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde ; par la mort et la résurrection de son Fils il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit-Saint pour la rémission des péchés : par le ministère de l’Eglise qu’il vous donne le pardon et la paix. »

 

« Le pardon de nos péchés n’est pas quelque chose que nous pouvons nous donner à nous-mêmes. Je ne peux pas dire : je me pardonne mes péchés. Le pardon se demande, il se demande à quelqu’un d’autre et dans la confession, nous demandons à Jésus son pardon.
Le pardon n’est pas le fruit de nos efforts, mais c’est un cadeau, un don de l’Esprit-Saint, qui nous comble dans le bain régénérant de Attitude qui incite à l’indulgence et au pardon.miséricorde et de grâce qui coule sans cesse du cœur grand-ouvert du Christ crucifié et ressuscité.

Source : CEF

C’est seulement si nous nous laissons réconcilier dans le Seigneur Jésus avec le Père et avec nos frères que nous pouvons être vraiment dans la paix

Comment se préparer à recevoir ce sacrement ?

Se préparer au sacrement de pénitence et de réconciliation cela signifie se placer déjà sous le regard d’amour de Dieu, en choisissant un passage de la Parole de Dieu pour y discerner son appel.

Cela signifie aussi regarder sa vie traversée d’amour et de péché, et se rapprocher du Seigneur pour qu’il nous aide à discerner.

Avant d’aller voir le prêtre, n’hésitez pas à prendre un temps pour relire votre vie – spirituelle, familiale, professionnelle…- La parole de Dieu peut vous aider à vous mettre sous son regard avec simplicité et vous demander ce que l’évangile vous appelle à vivre.

Ce qui était autrefois nommé « examen de conscience » est plutôt un appel à vivre en cohérence avec soi-même, avec ses convictions et avec les paroles du Christ. Notre seule conscience ne suffit pas à nous guider. C’est la confrontation au modèle de vie incarnée en Jésus-Christ qui confère la dimension de péché à un acte, une pensée.

Il faut différencier la faute et le péché. La faute n’est le fruit que de la confrontation à la simple loi morale, alors que le péché n’existe que lorsque l’on se présente sous le regard d’amour de Dieu.

Source : liturgie catholique.fr

©pixabay
Comment se déroule le sacrement de réconciliation ?

Il s’agit d’abord de se mettre en vérité face à Dieu et de lui demander de nous montrer ce qui fait obstacle à l’amour en nous puis de rencontrer un prêtre.

 

Le schéma « pratique » de confession est le suivant :

  • Le pénitent dit : « Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché ». Le prêtre béni alors le fidèle et l’invite à entrer dans la confiance pour cette confession.
  • Le pénitent peut dire depuis combien de temps il ne s’est pas confessé et présenter brièvement son état de vie.
  • Puis vient le temps de l’aveu des péchés reconnu à la lumière de l’amour infini de Dieu. Je reconnais avec simplicité mon péché, sans me justifier. On peut examiner les manquements…
    – envers Dieu
    – envers mon prochain
    – envers moi-même
  • « De tous ces péchés, j’en demande pardon à Dieu, et à vous mon père pénitence et absolution ».
  • Ensuite le prêtre, témoin de la miséricorde, relève, encourage, fortifie dans la foi celui qui reconnaît ses fautes avec contrition.
    – Il peut éventuellement essayer d’aider le pénitent par telle ou telle parole de conseil et de consolation,
    – Il peut proposer une pénitence, qui sera le plus souvent une prière ou une méditation d’un passage de l’Évangile ou un signe concret de conversion. La pénitence est une manière de vérifier notre désir de vie nouvelle et de rendre grâce à Dieu en toute chose.
    – Il invite à formuler un acte de contrition,
    – Il prononce la formule d’absolution,
    – Il invite à repartir dans la paix.
Saint-Curé d’Ars, serviteur du pardon et de la réconciliation

Voilà ce qu’a répondu le pape Benoît XVI a répondu au cours de sa rencontre avec les enfants ayant fait cette année leur première communion, place Saint-Pierre, le samedi 15 octobre 2005 :

“Il est utile de se confesser avec une certaine régularité. Il est vrai que nos péchés sont généralement toujours les mêmes, mais nous nettoyons bien nos maisons, nos chambres, au moins chaque semaine, même si la saleté est toujours la même. Pour vivre dans la propreté, pour recommencer ; autrement, la saleté ne se voit peut-être pas, mais elle s’accumule. Un processus semblable est également vrai pour l’âme, pour moi-même, si je ne me confesse jamais, l’âme est négligée et, à la fin, je suis toujours content de moi et je ne comprends plus que je dois aussi faire des efforts pour devenir meilleur, que je dois aller de l’avant. Et ce nettoyage de l’âme, que Jésus nous donne dans le Sacrement de la Confession, nous aide à avoir une conscience plus nette, plus ouverte et, aussi, à mûrir spirituellement en tant que personne humaine. Il y a donc deux choses : se confesser n’est nécessaire qu’en cas d’un péché grave, mais il est très utile de se confesser régulièrement pour cultiver la propreté, la beauté de l’âme et mûrir peu à peu dans la vie”.

Que faire lorsqu’on a rien à dire ?

Selon un moine de l’Abbaye de Saint-Wandrille : “Si, néanmoins, je ne vois pas de péché à accuser, c’est souvent le signe que mon amour s’est refroidi et que ma relation avec Dieu s’est distendue, car celui qui aime vraiment reconnaît et regrette toutes les contrariétés qu’il a imposées à celui qu’il aime. Plus j’aimerai, et plus les moindres blessures infligées à l’amour me sembleront grandes et graves. Si donc je ne vois en moi aucun péché à accuser, peut-être est-il urgent pour moi de reprendre sérieusement la lecture de la Parole de Dieu, de contempler le Christ en croix, de faire un bon examen de conscience et… d’aller me confesser !”

Comme pour tous les sacrements – hormis le baptême, « porte des sacrements » ! –, la première condition pour recourir au sacrement de réconciliation est d’être baptisé et membre de l’Église Catholique.

Reconnaître le péché ne suffit pas, il faut encore le regretter, et prendre la résolution (et les moyens) de le réparer si possible et, avec l’aide de Dieu,et surtout de ne plus pécher.

Il n’est donc pas possible de recevoir le pardon (et ce serait un mensonge de le demander) si je ne choisis pas de m’amender, de me convertir et de fuir les occasions proches de péché. Cela ne signifie pas que je ne retomberais pas, cela signifie que j’ai la volonté ferme de ne pas retomber et que je suis prêt à en prendre tous les moyens qui sont à ma disposition. Cela signifie que je choisis en vérité de m’engager dans une relation d’amour renouvelée avec Dieu en quittant ce qui, dans ma vie, s’oppose à cette relation.

C’est pourquoi certaines situations ne permettent pas, hélas, de se présenter aux sacrements.

Zachée incarne la transformation d’un cœur qui ne se croyait pas aimable, en un cœur débordant d’un trop plein d’amour ! Zachée a entendu les paroles de Jésus, que nous appelons Parole de Dieu. Zachée a rencontré « Jésus qui demeure », ce qui est pour nous aujourd’hui la définition d’un sacrement. Zachée fut peut être le premier « confessé » par Jésus.

Pour se préparer à recevoir le sacrement de pénitence, on commence habituellement en faisant son examen de conscience, mais il y a quelque chose à faire avant. La réforme liturgique de Vatican II insiste sur ce point : Il importe d’abord de se mettre devant la Parole de Dieu en lisant un passage de la Bible. L’écoute de cette Parole, en nous révélant l’amour de Dieu et sa miséricorde, nous dévoile en même temps notre propre péché. Malheureusement, on le fait trop peu souvent en dehors des célébrations communautaires.

Il y a des manières très diverses de faire son examen de conscience. On peut partir du texte des Béatitudes ou d’un texte de l’Évangile qui nous a touché. Dans les célébrations pénitentielles, il est proposé parfois un examen de conscience centré sur un aspect de la vie, les relations avec les autres et avec Dieu.

Dans une optique traditionnelle, on peut chercher ses péchés et faire son examen de conscience à partir des commandements de Dieu et de l’Église ou de la liste des péchés capitaux. On peut aussi identifier les péchés que l’on a fait par pensée, par parole, par action et par omission. Certains voudraient qu’on leur donne une liste des péchés, mais ce n’est pas possible.

A lire également