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« Même pour un seul de ces petits » : le pape Léon XIV appelle à protéger les mineurs migrants

À l’occasion de la 112ᵉ Journée mondiale du migrant et du réfugié, qui aura lieu ce dimanche 27 septembre, le pape Léon XIV invite les catholiques à porter une attention particulière aux enfants et aux adolescents contraints à l’exil. 

Une journée pour ne pas oublier les exilés

Depuis plus d’un siècle, l’Église catholique porte une attention particulière aux migrants et aux réfugiés. C’est en 1914, à l’initiative du pape Benoît XV, que naît la Journée mondiale du migrant et du réfugié. Dans le contexte de la Première Guerre mondiale, alors que de nombreuses populations sont contraintes de quitter leur terre, cette journée vise à sensibiliser les chrétiens à leur situation et à soutenir les œuvres de l’Église qui les accompagnent. Au fil des années, cette initiative s’est étendue et a pris une dimension universelle. En 2026, pour sa 112ᵉ édition, la Journée mondiale du migrant et du réfugié est célébrée le dimanche 27 septembre. À cette occasion, le pape Léon XIV invite l’Église à porter une attention particulière aux mineurs migrants et réfugiés, autour d’un thème tiré de l’Évangile : « Même pour un seul de ces petits ».

Des enfants particulièrement vulnérables

Guerres, pauvreté, violences, catastrophes environnementales… Chaque année, des millions d’enfants et d’adolescents sont contraints de quitter leur terre. Certains voyagent avec leurs parents, d’autres en sont séparés ou entreprennent seuls un parcours migratoire souvent marqué par l’incertitude et la souffrance.

Dans son message pour cette 112ᵉ Journée mondiale du migrant et du réfugié, le pape Léon XIV souligne les multiples dangers auxquels sont exposés les mineurs déplacés : séparation familiale, exploitation, traite, violences sexuelles, mariages forcés ou encore recrutement dans des conflits armés.

Le pape rappelle ainsi une parole du pape François, qui qualifiait en 2017 les mineurs migrants de personnes « trois fois sans défense » : parce qu’ils sont mineurs, étrangers et parfois séparés de leurs proches.

Face à cette vulnérabilité, Léon XIV appelle à ne pas détourner le regard. Il rend également hommage à celles et ceux qui, dans les familles, les associations, les institutions et les communautés chrétiennes, choisissent de prendre soin de ces enfants et de les accompagner.

« Même un seul » : regarder chaque enfant comme une personne

Le cœur du message du pape se trouve dans une parole de l’Évangile : « Qui accueille un seul de ces petits en mon nom, c’est moi qu’il accueille » (Mt 18,5).

Pour Léon XIV, cette parole invite à changer de regard. La question des migrations ne peut être réduite à des chiffres ou à des statistiques. « Même un seul » : chaque enfant possède une dignité qui ne dépend ni de son origine, ni de son statut, ni de sa situation administrative.

Accueillir un enfant migrant, c’est donc, pour le chrétien, poser un acte d’humanité mais aussi un acte de foi. « En chaque enfant, nous pouvons accueillir et rencontrer le Seigneur », écrit le pape, en faisant écho à une autre parole du Christ : « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli » (Mt 25,35).

Cet appel rejoint également le récit biblique de l’Exode : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple […] et j’ai entendu ses cris » (Ex 3,7). Dieu voit la souffrance des plus vulnérables et appelle les croyants à agir

Une responsabilité collective

Pour Léon XIV, la protection des mineurs migrants ne peut être laissée aux seules associations ou institutions spécialisées. Elle concerne l’ensemble de la communauté chrétienne.

Le pape invite les paroisses et les communautés à faire de l’accueil une réalité concrète et durable. Il encourage notamment à favoriser la rencontre entre les jeunes du territoire et les jeunes migrants, afin de permettre des relations fondées sur le respect, la solidarité et l’amitié.

Il s’agit aussi de lutter contre la solitude, l’isolement et le rejet. L’enjeu n’est pas seulement de répondre à des besoins matériels, mais de permettre à chaque enfant de trouver sa place, de grandir, d’être reconnu et de participer pleinement à la vie de la communauté.

Cette attention aux plus petits rejoint directement la vocation de l’Église : reconnaître dans chaque personne un frère ou une sœur et faire de l’accueil une expression concrète de l’Évangile.

L’appel du pape s’adresse également aux institutions civiles et à l’ensemble de la société. Il demande que « l’intérêt supérieur de l’enfant » soit placé au cœur des décisions qui les concernent, avec une attention particulière portée à la protection, à l’éducation, à la santé et au regroupement familial.

Dans son message, le pape rappelle enfin que cette responsabilité dépasse les frontières religieuses. La vulnérabilité des enfants peut devenir un lieu de coopération entre croyants de différentes traditions, pour construire des réseaux de protection et des espaces où chaque enfant est respecté dans son identité et sa culture.

En conclusion de son message, Léon XIV confie les mineurs migrants et réfugiés à la Vierge Marie, qui a elle-même connu, avec Joseph et l’enfant Jésus, le drame de l’exil en Égypte. Une invitation à faire de nos communautés des « signes vivants et crédibles de l’Évangile », en prenant soin, concrètement, de chacun de ces « petits ».

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