Du Cameroun à Pontmain : ce couple n’arrête pas d’être missionnaires !
Après deux années de mission au Cameroun avec Fidesco, Marine et Arthur Regnard ont choisi de poursuivre leur engagement missionnaire en France. À partir de septembre, ils rejoindront le sanctuaire de Pontmain avec leurs deux jeunes enfants pour se mettre au service de ce haut lieu marial. Un choix mûri dans la prière et le discernement, marqué par le désir de faire de la mission un véritable mode de vie.
De la mission au Cameroun à l’appel de Pontmain
Pour Marine et Arthur Regnard, le retour en France n’était pas synonyme de retour à la vie d’avant. Après deux ans passés au Cameroun comme volontaires Fidesco, le couple souhaitait continuer à servir l’Église.
« Nous ne voulions pas que notre mission au Cameroun soit une parenthèse. Nous avions envie de continuer à vivre dans la mission, autrement. »
C’est au cours des derniers mois de leur mission qu’ils découvrent le parcours proposé par Église en Mission (E’M). Une famille missionnaire déjà présente au Cameroun leur transmet alors une fiche présentant la mission proposée à Pontmain.
Très vite, le sanctuaire mayennais retient leur attention.
Un discernement vécu à distance
Depuis le Cameroun, le couple suit le parcours de discernement proposé par Église en Mission. Enseignements, temps de prière, louange et accompagnement rythment cette démarche, même à plusieurs milliers de kilomètres.
Comme pour leur envoi avec Fidesco, ce discernement les invite à s’interroger sur leur disponibilité à se mettre au service des autres et à remettre leur mission entre les mains du Seigneur.
À l’issue du parcours, deux propositions leur sont faites. Leur choix se porte sur le Sanctuaire de Pontmain.
Après plusieurs échanges avec Monseigneur Matthieu Dupont et le père Frédéric, responsable du sanctuaire, leur mission est confirmée.
Une mission qui prolonge celle vécue en Afrique
Le couple arrive avec une solide expérience acquise au Cameroun.
Marine Regnard y exerçait comme directeur des travaux et de la maintenance d’un institut universitaire fondé par la Communauté des Frères de Saint-Jean. Elle assurait la gestion des bâtiments existants et le suivi de nouveaux chantiers de construction.
À Pontmain, elle mettra ces compétences au service du sanctuaire en devenant chef de projet, participant aux différents projets liés au patrimoine et aux bâtiments.
Arthur, quant à lui, était gestionnaire de l’association EDISA, créée par plusieurs congrégations religieuses afin d’améliorer l’approvisionnement en médicaments des centres de santé catholiques du Cameroun.
Sa mission consistait à assurer la gestion financière, les ressources humaines et le développement de cette structure, aujourd’hui suffisamment autonome pour fonctionner sans missionnaire Fidesco.
« L’objectif de la mission est justement de permettre aux structures locales de devenir autonomes. Aujourd’hui, EDISA peut continuer sans missionnaire : c’est une belle réussite. »
À Pontmain, Arthur prévoit également de s’investir au sanctuaire, notamment comme bénévole, le temps que sa mission se précise.
Une nouvelle étape en famille
Mariés depuis 2018, Marine et Arthur arrivent à Pontmain avec leurs deux enfants, Roxane (5 ans) et Georges (3 ans), qui feront leur rentrée à l’école Saint-Michel de Pontmain.
Après deux années loin de leurs proches, cette nouvelle mission représente aussi une manière de retrouver progressivement leurs repères familiaux tout en conservant un engagement au service de l’Église.
« Revenir directement dans notre ancienne vie ne nous semblait pas juste. Continuer à vivre une mission, dans un cadre plus stable pour notre famille, nous paraît être un très bel équilibre. »
Une arrivée début septembre
La famille Regnard prendra officiellement ses fonctions au sanctuaire de Pontmain au début du mois de septembre.
Leur mission marque une nouvelle étape pour le sanctuaire, qui en s’appuie désormais aussi sur l’engagement de cette famille missionnaire appelée à faire rayonner le message de Notre-Dame de Pontmain : « Mais priez, mes enfants. Dieu vous exaucera en peu de temps. »