169 ans d’histoire

Notre diocèse a 169 ans ! Le 30 juin 1855, le Pape Pie IX créait le diocèse de Laval, correspondant au département de la Mayenne, tandis que les paroisses étaient identifiées aux communes. Cet anniversaire est pour nous l’occasion de nous souvenir de notre histoire commune.

Du IVème siècle à aujourd'hui

Tout a commencé ici au IVe siècle, quand saint Julien fut envoyé porter l’Évangile sur les places du Mans et les Marches du Maine. La terre était à défricher car la forêt dominait. La foi était à faire naître et à transmettre. Les évêques successifs du Mans s’y emploieront. La cité des Diablinthes, Jublains, petite circonscription des Gaules, devint à l’époque gallo-romaine paroisse rurale. Peu à peu les populations rurales clairsemées vont se grouper autour de domaines agricoles appartenant à de puissants évêques ou à des laïcs. Ce sera alors la naissance des premières paroisses rurales, en lesquelles s’implantera la foi, au milieu des pratiques païennes.

Dans les temps difficiles qui suivront, des ermites furent en même temps évangélisateurs et éducateurs. Saint Fraimbault († 550) œuvre dans la région de Lassay ; saint Constantien († VIe siècle) évangélisa la région de Javron ; saint Calais († VIe siècle) et saint Siviard († 687) la région de Couptrain ; saint Céneré († 680), la Charnie, près de Saulges. Les incursions normandes et bretonnes allaient modifier le paysage, en faisant fuir les populations et en s’attribuant les biens de l’Église. La naissance et le développement de la féodalité apportera peu à peu la sécurité aux populations, qui se fixeront autour d’un domaine. Ce sera la naissance des bourgades. L’Église elle-même se fera féodale quant à son mode de vie, ses attributions de paroisses. À la fin du XIIIe siècle, toutes les paroisses sont fondées. Là s’inscrit la vie chrétienne ; là on naît à l’Église en même temps qu’au monde.

De nouveaux ermites sont à considérer comme fondateurs : saint Guillaume Firmat († 1103) dans la forêt de Concise ; le bienheureux Robert d’Arbrissel († 1116), fondateur de l’abbaye de la Roë ; les bienheureux Bernard de Tiron († 1117) et Raoul de la Futaie († 1129) dans la forêt de Craon, et Vital († 1122) dans un ermitage voisin.

Des abbayes s’élèvent, groupant autour d’elles une population qui, progressivement, se stabilise : l’abbaye d’Évron (Bénédictins), fondée au VIIIe siècle ; l’abbaye de Bellebranche, en Saint-Brice (27 juillet 1152, Cisterciens) ; l’abbaye de Clermont, en Olivet (1152, Cisterciens) ; l’abbaye de Fontaine-Daniel, en Saint-Georges-Buttavent (1205, Cisterciens).

Aux XIVe et XVe siècles, se manifeste la charité envers les pauvres et les malades, avec l’hôpital de Mayenne, auquel Charles de Blois († 1634) témoigne de ses largesse, et l’hôpital de Château-Gontier, fondé par Marguerite de Lorraine, duchesse d’Alençon († 1521).

Les années 1790-1799 ont atteint les populations chrétiennes dans leur foi. En 1794, le sang de 25 martyrs aura été la semence de vie chrétienne pour cette terre de Mayenne.

Le Concordat de 1801 unira les départements de la Sarthe et de la Mayenne en un seul diocèse, celui du Mans. Le 30 juin 1855, le Pape Pie IX créait le diocèse de Laval, correspondant au département de la Mayenne, tandis que les paroisses étaient identifiées aux communes.

Fresque d’Adeline NEVEU, représentant les Saints de notre diocèse.

Au XIXe siècle, la Vierge Marie apparaît dans le ciel de Pontmain, le soir du 17 janvier 1871, apportant à la population rassemblée un message d’espérance et de paix. Les Petites Sœurs des Pauvres, fondées par Jeanne Jugan († 1879) assureront leur mission à la Coconnière, en Laval, avec une charité souriante.

La jeune Église de Laval fut placée par son premier évêque, Mgr Casimir Wicart, sous le patronage de la Vierge Marie, en son Immaculée Conception, mais elle demeurera aussi sous la protection de son fondateur, l’évêque saint Julien. Elle garder mémoire des saints évêques du Mans qui ont régi le peuple de Dieu en ces lieux.

C’est à la gloire de la Sainte Trinité qu’a été dédiée l’église paroissiale de Laval, édifiée au sein des remparts (XIe siècle), et devenue cathédrale en 1855. Là est la cathèdre de l’évêque, comme symbole de la continuité apostolique, comme symbole avec l’autel de la triple fonction de l’évêque à la suite du Christ : enseigner, sanctifier, conduire le Peuple de Dieu.

La cité de Laval, ville épiscopale, demeurera sous la protection de saint Tugdual (ou Tugal), évêque de Tréguier.

Le calendrier de l’Église de Laval demeure ouvert à ceux et celles qui, demain, seront les reflets de la sainteté de Dieu par leur vie. En effet, la route de la sainteté s’ouvre à tout croyant dans la liberté de l’amour.

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