A la découverte des richesses du chemin montois

Beaucoup de Mayennais ont entendu parler ou ont déjà arpenté, comme « jacquets », les chemins de Saint-Jacques, tout ou en partie. Moins nombreux sont ceux et celles qui connaissent le chemin « montois », appelé aussi « montais », autrement dit le chemin qu’empruntent les « miquelots », pèlerins se rendant au mont Saint-Michel.

Et pourtant ! Quelle belle opportunité s’offre à nous localement !

Notre évêque nous ayant missionnés pour nous pencher sur des propositions d’animation pastorale et spirituelle de ce chemin dans son segment diocésain, nous avons commencé par découvrir de nos pieds, de nos yeux et de nos oreilles, ce territoire rural en partant de l’est, près du bois d’Orthe, et en cheminant vers l’ouest. Nous avons réalisé que deux chemins coexistent : l’un, la Via Sancti Michaelis, bien répertorié depuis des lustres ; et l’autre, empruntant la Via Sancti Martini passant à la chapelle du Montaigu, autrefois lieu de pèlerinage et d’ailleurs appelé « Mont Saint-Michel-du-Maine ».

Chapeau aux bénévoles de l’association Compostelle 53 qui ont remarquablement assuré le balisage au moyen de macarons bleu cyan et grâce aux traces GPX pour ceux qui préfèrent ! En plusieurs journées, nous avons traversé la paroisse Bienheureux-Jacques-Burin-en-Coëvrons. Merci à Jean-Marie, sacristain bien documenté, qui nous a sensibilisés à la vie du prêtre martyr dont la paroisse porte le nom, qui nous a commenté la visite des églises locales, en particulier celle de Saint-Pierre-sur-Orthe et celle de Saint-Martin-de-Connée, et de la trop peu connue chapelle Notre-Dame-du-Chêne à Vimarcé, ouverte fidèlement chaque jour par un couple nonagénaire fort sympathique.

À Izé, l’église, reconstruite après la tornade de 1978, présente un attrait bien particulier avec des vitraux contemporains plutôt insolites. (Joindre le 0681917751 pour visiter l’église). Sur notre parcours aux paysages verdoyants, entre champs cultivés et haies semées de fleurs printanières, de nombreux calvaires se dressent au regard et à la prière des marcheurs. L’église lumineuse de Grazay – petite incursion sur l’Espace missionnaire – abrite, en autres, une statue colorée de l’archange saint Michel. Quant à la chapelle Saint-Denis, nous nous contentons de l’extérieur puisque des travaux de réfection sont en cours. Bienveillant, le secrétaire de mairie nous confie un peu de littérature sur les édifices religieux communaux ainsi que sur les traditions de pèlerinage.

L’itinéraire nous mène, à travers chemins creux et sentiers forestiers, à la chapelle Saint-Michel, sise sur la butte du Montaigu. Véronique nous ouvre la porte ; une statue polychrome de l’archange, messager entre le Ciel et la Terre, accueille les pèlerins. Nous apprenons que le lieu est ouvert chaque dimanche après-midi et que les Vêpres y sont célébrées le dernier dimanche de septembre.

En nous écartant de quelques kilomètres, nous rejoignons, dans le cimetière de Trans, la petite chapelle Notre-dame de La Salette à l’architecture octogonale et au clocher surplombé d’une statue de la Vierge. La porte franchie, nos yeux s’écarquillent devant les peintures réhabilitées par un artiste roumain : une merveille de catéchèse ! Quelle ne fut pas notre surprise de lire que cette chapelle fut bénie en la fête de la Saint-Michel le 29 septembre 1958 !

À votre tour, profitez des belles journées estivales pour découvrir les richesses du patrimoine religieux, de part et d’autre du chemin montois, classé Itinéraire culturel européen ! Des aires de pique-nique ombragées sont aménagées au bord de l’étang d’Izé, près de la Chapelle-du-Chêne, aux abords de la chapelle Saint-Michel au Montaigu, dans le bourg de Grazay.

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